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Que signifie l’assouplissement du statut flexi-job pour les employeurs ?

30-06-2026
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Depuis le 1er juillet 2026, les flexi-jobbers peuvent travailler dans presque tous les secteurs. Vous souhaitez renforcer votre équipe avec des flexi-jobbers et mieux absorber les pics d’activité dans votre entreprise ? Vous trouverez ci-dessous ce que recouvre exactement le statut flexi-job, pourquoi les flexi-jobbers peuvent être intéressants pour votre organisation, combien ils vous coûtent et quelles conditions vous devez respecter en tant qu’employeur.


Qu’est-ce qu’un flexi-jobber ? 

Les flexi-jobbers ne sont pas des collaborateurs fixes de votre entreprise. Ce sont des personnes qui viennent renforcer vos équipes de manière régulière ou occasionnelle. 

 

En tant qu’employeur, vous choisissez vous-même quand et à quelle fréquence vous faites appel à eux. Vous pouvez par exemple leur confier certains shifts chaque semaine. Ou les mobiliser de façon flexible pour absorber un pic d’activité. 

 

En tant qu’employeur, vous pouvez uniquement proposer un flexi-job à des personnes qui : 

 

  • étaient occupées au moins à 4/5e chez un autre employeur trois trimestres auparavant ; 
  • sont pensionnées ou prépensionnées. 

 

Vous ne pouvez donc pas engager vos propres collaborateurs fixes comme flexi-jobbers. Votre entreprise fait partie d’un groupe plus large ? Dans ce cas, les collaborateurs à temps plein de votre société mère ou d’une société sœur peuvent bien travailler chez vous comme travailleurs flexibles. 

 

 

Pouvez-vous faire appel à des flexi-jobbers dans votre entreprise ? 

Depuis le 1er juillet 2026, les flexi-jobbers peuvent travailler dans tous les secteurs. Attention toutefois : un secteur peut imposer des conditions supplémentaires ou exclure complètement les travailleurs en flexi-job via une convention collective de travail, ou CCT. En tant qu’employeur, vous devez donc vérifier les règles applicables au sein de votre commission paritaire, ou CP. 

 

  • Une CCT peut prévoir qu’aucun flexi-jobber ne peut travailler dans votre secteur. C’est par exemple le cas dans l’industrie sidérurgique (CP 104), l’industrie verrière (CP 115), l’industrie chimique (CP 116), l’agriculture (CP 144) et quelques autres secteurs.
     
  • Une CCT peut aussi prévoir que les flexi-jobbers ne peuvent exercer que certaines fonctions. Dans le secteur de la construction, par exemple, les flexi-jobbers ne peuvent pas travailler sur chantier, sauf s’il s’agit de travailleurs de la construction pensionnés. Dans les autres cas, les travailleurs flexibles entrent uniquement en ligne de compte pour des fonctions de support. 
     
  • Une CCT peut également imposer des conditions spécifiques aux flexi-jobbers lorsqu’ils exercent une fonction déterminée. Dans le secteur des soins, par exemple, les travailleurs en flexi-job ne peuvent renforcer une équipe comme aide-soignant ou infirmier que s’ils disposent des diplômes requis. 

 

Vous souhaitez obtenir un aperçu clair des règles applicables dans votre secteur ? Le site de Nowjobs propose un aperçu pratique par commission paritaire. 

 

 

Quels sont les avantages des flexi-jobs pour votre entreprise ? 

L’un des grands atouts du statut flexi-job est son avantage fiscal. Pour vous, en tant qu’employeur, et pour vos flexi-collaborateurs. Mais ce n’est pas la seule raison pour laquelle les employeurs font appel à des flexi-jobbers. Une étude menée par notre société sœur Nowjobs le montre clairement : 

 

  • La plupart des employeurs font appel à des flexi-jobbers pour absorber les pics d’activité. Ils les considèrent comme un renfort pour les collaborateurs fixes. 
     
  • Ils estiment que les flexi-jobbers sont rapidement opérationnels et s’intègrent facilement dans l’équipe. Les employeurs recherchent donc surtout des personnes suffisamment disponibles. 
     
  • Les employeurs trouvent les flexi-jobs simples sur le plan administratif et intéressants sur le plan des coûts. 90 % d’entre eux pensent d’ailleurs que les flexi-jobs aident leur entreprise à grandir. 

 

 

Combien coûte un flexi-jobber ? 

Un flexi-jobber a droit au même salaire horaire de base qu’un collaborateur fixe qui exerce la même fonction. En tant qu’employeur, vous proposez donc au minimum le barème minimum. Certaines fonctions donnent droit à des avantages extralégaux obligatoires, comme des chèques-repas ? Dans ce cas, vous devez aussi les accorder à vos flexi-jobbers. 

 

Vous pouvez bien sûr choisir d’offrir un salaire plus élevé à vos flexi-jobbers. Ce salaire ne peut toutefois pas dépasser 150 % du salaire de base. Les suppléments obligatoires, comme les primes de week-end, ne sont pas pris en compte dans ce calcul. 

 

En plus du salaire de votre flexi-jobber, vous payez en tant qu’employeur : 

 

  • 7,67 % de pécule de vacances ; 
  • 28 % de cotisation patronale ; 
  • les éventuelles primes. 

 

 

Exception dans l’horeca 

Une exception s’applique dans l’horeca : les flexi-jobbers y gagnent au minimum 11,87 euros et au maximum 21 euros par heure. 

 

 

Que reste-t-il à votre flexi-jobber de ce salaire ? 

Les flexi-jobbers gagnent un revenu complémentaire non imposé. Leur salaire brut est donc égal à leur salaire net. Des plafonds s’appliquent toutefois. Si votre flexi-jobber dépasse cette limite, l’État prélève l’impôt des personnes physiques sur tous les revenus supplémentaires. 

 

  • Les flexi-jobbers professionnellement actifs peuvent gagner jusqu’à 18.440 €* par an sans impôt. 
     
  • Les pensionnés de plus de 66 ans ou qui comptent une carrière d’au moins 45 ans peuvent gagner un revenu complémentaire sans limite. 
     
  • Les personnes prépensionnées qui comptent moins de 45 ans de carrière peuvent gagner jusqu’à 8.121 €* par an sans impôt. 

 

* Il s’agit des plafonds pour l’année de revenus 2026. Les montants sont indexés chaque année. 

 

 

Quelles conditions devez-vous respecter en tant qu’employeur lorsque vous occupez des flexi-jobbers ? 

Avant que votre flexi-jobber commence chez vous, vous devez tous les deux signer un contrat-cadre. Celui-ci reprend les données de votre entreprise, les données de votre flexi-collaborateur et vos accords mutuels : contenu de la fonction, salaire, manière dont vous appellerez le collaborateur, etc. 

 

Vous devez également conclure un contrat de travail oral ou écrit. Enfin, vous devez effectuer une déclaration Dimona

 

  • Vous avez conclu un contrat de travail oral ? Dans ce cas, vous devez déclarer séparément chaque jour presté dans Dimona. 
     
  • Vous avez conclu un contrat de travail écrit ? Une seule déclaration Dimona suffit pour toute la période du contrat de travail. Attention : vous devez effectuer au moins une déclaration Dimona par trimestre, même si le contrat de travail couvre une période plus longue. 

 

Bon à savoir : lorsque vous appelez un flexi-jobber, celui-ci n’est pas obligé d’accepter votre demande. En tant qu’employeur, vous devez toutefois proposer des shifts d’au moins 3 heures. Dans l’horeca, le minimum est de 2 heures. 

 

 

Vous souhaitez engager des flexi-jobbers en toute simplicité ? 

Choisissez un partenaire professionnel. Avec l’app ou la plateforme web de notre société sœur Nowjobs, vous publiez vos offres gratuitement, 24 h/24 et 7 j/7. Vous consultez vous-même les profils des candidats et choisissez les flexi-jobbers qui correspondent à votre besoin. 

 

Dans une base de données de plus de 272 000 flexi-jobbers, vous trouvez rapidement la bonne personne. Chaque offre reçoit en moyenne 15 réactions. De quoi avancer vite, même quand le planning change à la dernière minute. Et l’administratif ? Nowjobs s’en charge pour vous. Contrats, déclarations Dimona, paiements et assurances : tout est réglé.

 

Vous préférez tout confier à votre partenaire en recrutement ? 

Accent recrute vos flexi-jobbers selon un modèle full service. Nous prenons toutes les tâches en main : nous rédigeons vos offres d’emploi, screenons tous les candidats, établissons les contrats flexi, gérons toute l’administration, versons le salaire et la cotisation patronale, etc.

 

Comment attirer des flexi-jobbers ? 

Les flexi-jobbers veulent gagner un revenu complémentaire. Mais ce n’est pas la seule raison pour laquelle ils choisissent ce statut. Selon l’étude de Nowjobs, ils recherchent aussi de la variété et du contact social. Lorsqu’ils choisissent un flexi-job, ils privilégient surtout les jobs qu’ils peuvent combiner avec leur emploi fixe et leur vie privée. Un flexi-job près de chez eux les intéresse donc particulièrement. 

 

Vous cherchez des flexi-jobbers en tant qu’employeur ? Tenez-en compte dès le départ : 

 

  • Communiquez de manière transparente sur la rémunération. Veillez aussi à payer le salaire rapidement et correctement. 
     
  • Donnez à vos flexi-jobbers une vision claire du planning. Ils savent ainsi quand ils peuvent venir renforcer l’équipe, et quand ce n’est pas possible.
     
  • Considérez vos flexi-jobbers comme une vraie partie de votre équipe. Impliquez-les dans les activités communes. Vous organisez un teambuilding ? Invitez aussi vos flexi-jobbers. 
     
  • Plusieurs entreprises attirent leurs propres collaborateurs pensionnés comme flexi-jobbers. Ces anciens collègues connaissent déjà très bien l’entreprise et le job. Ils peuvent donc, par exemple, devenir d’excellents mentors pour les nouveaux collaborateurs. 

 

 

Comment communiquer avec vos collaborateurs fixes ? 

Vous engagez des flexi-jobbers ? Communiquez ouvertement avec vos collaborateurs fixes. Demandez-leur par exemple pour quelles tâches ils aimeraient recevoir un renfort. Ou quels shifts sont difficiles à combiner avec leur vie privée. Vous utiliserez ainsi vos flexi-jobbers au bon endroit. Et vos collaborateurs fixes verront eux aussi leur valeur ajoutée. 

 

Une nuance importante mérite votre attention : certaines personnes craignent que leur employeur les remplace par des flexi-jobbers. Dans la pratique, cela arrive rarement. Presque tous les employeurs font appel à des flexi-jobbers pour absorber les pics d’activité ou pour couvrir les shifts moins populaires. 

 

Les flexi-jobbers ont par ailleurs eux-mêmes un emploi fixe ou sont pensionnés. Ils recherchent surtout de la variété. Pas un nouveau job à temps plein. Vous sentez malgré tout que vos collaborateurs fixes se sentent menacés ? Écoutez leurs préoccupations. Puis ouvrez le dialogue, avec clarté et sérénité. 

 

 

Et si vos collaborateurs fixes exercent eux-mêmes un flexi-job ? 

En tant qu’employeur, vous ne pouvez pas interdire à vos collaborateurs fixes d’exercer un flexi-job pendant leur temps libre. Vous pouvez toutefois prévoir des règles supplémentaires dans votre règlement de travail. Vous pouvez par exemple demander à vos collaborateurs de vous informer de leurs activités en flexi-job. 

 

Vos collaborateurs décident eux-mêmes du nombre de shifts flexi qu’ils prestent. Ils doivent bien sûr veiller à ce que leur flexi-job reste compatible avec leur emploi fixe. Encouragez donc une communication ouverte et fixez des accords clairs.