Zoom sur les nouveautés dans la construction | Mise à jour janvier 2026

16-01-2026
Construct Insights 01.2026

Vous vous demandez quelles nouveautés vous attendent dans le secteur de la construction ? Quelles règles vont changer, et ce que ces évolutions impliquent pour vous en tant qu’employeur ou professionnel RH ? Ce résumé vous éclairera rapidement sur tout ce qu’il faut savoir.


Les sujets abordés ce mois-ci : 

  • Les timbres intempéries arrivent bientôt. 
  • Le plafond des heures supplémentaires volontaires sera élargi. 
  • L’indexation plafonnée et les flexi-jobs restent, pour le moment, en pause. 
  • Le Federal Learning Account touche à sa fin. 
  • À partir de juin, vous devrez mentionner un salaire dans vos offres d’emploi. 

 

Distribution des timbres intempéries 

À partir d’avril, les ouvriers du bâtiment recevront leurs timbres intempéries via Constructiv. Ces timbres, à remettre au syndicat ou à l’OPOC, leur permettent de récupérer 2 % de leur salaire annuel brut de 2025.

Lorsqu’un chantier s'arrête à cause d’une météo capricieuse, l’employeur ne doit payer que la moitié des heures non prestées. Les ouvriers perdent donc une partie de leur revenu. Les timbres intempéries compensent cet écart. 

 

Nouveau plafond pour les heures supplémentaires volontaires 

À partir du 1er avril 2026, vos équipes pourront effectuer jusqu’à 360 heures supplémentaires volontaires par an, sans motif particulier ni récupération obligatoire, si un accord écrit a été trouvé. Les 240 premières heures sont exonérées d’impôts et de cotisations sociales : le brut équivaut donc au net. 

Une période transitoire est actuellement en vigueur : jusqu’au 30 mars 2026, les ouvriers du bâtiment peuvent effectuer au maximum 120 heures  de relance  sans majoration. En avril, le nombre d’heures de relance prestées en 2026 sera déduit du nouveau plafond annuel de 360 heures supplémentaires volontaires. 

Par exemple : si un ouvrier réalise 40 heures de relance entre le 1er janvier et le 30 mars, il pourra encore effectuer 320 heures supplémentaires volontaires durant le reste de 2026, dont 200 heures resteront exonérées d’impôts et de cotisations sociales. 

 

Report de l’indexation plafonnée 

Le gouvernement fédéral reporte l’application de l’indexation plafonnée. Cette mesure ne sera donc pas mise en œuvre avant la fin mars 2026. En quoi consiste l’indexation plafonnée ? En 2026, tous les salaires mensuels bruts supérieurs à 4.000 euros ne seront indexés qu’en partie. Seule la tranche allant jusqu’à 4.000 euros bénéficiera de l’indexation automatique : tout ce qui dépasse ce montant ne sera pas pris en compte. Le même scénario se reproduira en 2028. 

En temps normal, le salaire mensuel brut évolue au même rythme que l’inflation. Par exemple, en cas d’inflation de 2 %, tout le salaire est augmenté de 2 %. Mais avec l’indexation plafonnée, ce principe ne s’applique plus dès que le salaire dépasse 4.000 euros brut : seule la première tranche de 4.000 euros sera indexée, le reste ne sera pas. 

S’il devait y avoir plus d’une indexation en 2026 ou en 2028, l’indexation plafonnée ne s’appliquera qu’une seule fois sur l’année. 

 

Fin du Federal Learning Account (FLA) 

Le gouvernement fédéral a supprimé le Federal Learning Account (FLA) à partir du 1er janvier 2026. Cet outil obligeait les employeurs privés à enregistrer les droits à la formation, ainsi que les formations suivies par leurs travailleurs. Le système générait une charge administrative lourde et a suscité de nombreuses protestations. 

En janvier 2027, le gouvernement lancera un compte individuel d'apprentissage. Les citoyens pourront y gérer eux-mêmes leurs attestations et certificats obtenus. 

 

Toujours pas de clarté concernant les flexi-jobs 

Pour l’instant, il n’est pas possible de recourir aux flexi-jobs dans le secteur de la construction. Au plus tôt, cela pourrait changer à partir du 1er avril 2026. Toutefois, rien n’est encore confirmé : le dialogue sectoriel n’a pas encore tranché sur l’autorisation (ou non) des flexi-jobs dans la construction. 

 

Salaire à préciser dans vos offres d’emploi dès juin 2026 

Dès juin 2026, la transparence des rémunérations devient la règle dans le recrutement. Si vous publiez une offre d’emploi, il faudra désormais indiquer un salaire de départ ou une fourchette salariale. Cela permit aux candidats de savoir à quoi s’attendre en termes de rémunération. 

Un point d’attention lors de l’entretien : il ne sera plus permis de demander aux candidats combien ils gagnaient chez leur ancien ou actuel employeur. En revanche, vous pouvez toujours leur demander quelles sont leurs attentes salariales. 

La loi évolue également en interne. En tant qu’employeur, vous devrez clarifier votre politique de rémunération : vos collaborateurs pourront demander combien gagnent les collègues occupant un poste équivalent, ainsi que les critères utilisés pour fixer les salaires. Ces critères devront toujours être objectifs et neutres. 

 

Une question sur la législation, ou un point qui reste flou ? 

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